Les Stalles.

Sur les côtés du transept une double rangée de stalles en chêne massif orne l'avant-choeur. Les stalles sont réparties sur deux niveaux, douze stalles hautes et six basses de chaque côté.

Les stalles font retour vers la nef de chaque côté du transept. A ces extrémités se trouvent à droite, la stalle de l'abbé, plus large à gauche, celle du prieur.

Au milieu des stalles, deux dates : à droite 1698, à gauche 1741, au bout des pupitres côté autel.

Les stalles proviendraient de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, fabriquées ains que les panneaux sous Dom Hyacinthe Alliot ; reprises et terminées par Dom BARROIS, elles furent adaptées et complétées à leur nouvel emplacement.

Les 36 miséricordes, toutes différentes représentent des moines, religieuses ou soit des figures aux traits caricaturaux.

La miséricorde de la première stalle, celle de l'abbé, est un monogramme des initiales entrelacées H et A de l'abbé Dom Hyacinthe Alliot ; ses armoiries (croix alaisée coeur et lion) ont été rabotées à la révolution.

Les parcloses, supportant les accoudoirs, sont ornées d'une tête de fauve à langue pendante et crinière longue.

Le dossier des stalles de la rangée suppérieure montre en bas-relief une perspective d'un cloître.

Au dessus des accoudoirs, dans la partie inférieure de ces panneaux une frise de petits panneaux sculptés représentent des vases sacrés, des ornements sacerdotaux, des instruments de musique ; dans la partie supérieure la frise et une guirlande de feuilles.

Sur le pupitre des stalles inférieures se trouvent deux lions en bois, ils ont été enlevés à la révolution et furent longtemps gardés dans la sacristie. Aujourd'hui, même si les deux lions trônent de part et d'autre du choeur, un seul est d'époque Louis XIII, l'autre est une réplique. L'original ayant été dérobé dans les années 1990.

Quatre remarquables bas-reliefs en chêne également d'époque Louis XIII font retour vers la nef de chaque côté du transept. Ils représentent des femmes personnifiant les quatre vertus cardinales

 

A droite:

-LA TEMPERANCE : femme portant et allaitant un enfant.

-LA JUSTICE : femme avec épée et la balance traditionnelle.

A gauche:

-LA PRUDENCE : femme tenant de sa main gauche deux serpents.

-LA FORCE : femme portant une lourde colonne.

Au dessus des stalles des deux principaux dignitaires de l'abbaye, deux panneaux en bois sculpté, entourés chacuns de deux cariatides, représentant l'un Saint HYDULPHE exorcisant un possédé, lequel crache un scarabé personnifiant le Démon, l'autre le baptême de Sainte ODILE par Saint Hydulphe et Saint Erhard ( voir photo).

Une cariatide termine chaque stalle du côté du choeur.

Dans la chapelle du fond du choeur on trouve quatre et deux stalles d'époque plus ancienne.

Les stalles furent mises en sureté au BOIS CHENU près de DOMREMY du 1er juillet 1918 jusqu'à fin octobre 1919.

Le Maître-Autel.
Situé dans le choeur, c'est un autel à la romaine, à la forme liturgique d'un tombeau. D'époque Louis XV, il est en marbre veiné, aux nuances variées et au tabernacle en marbre.

Le maître-autel est surmonté d'une grande croix en cuivre doré, richement ouvragé et de six chandeliers. La croix porte cette inscription : " 1734 HOC FACTUM EST SAN DEO BARTHOLOMACO POINTE ". Classée en 1965.

La Grille du Choeur.
D'époque Louis XV, la grille est en fer forgé et en tole repoussée et dorée ; elle date du XVIII° siècle et fut classée monument historique en 1965. La grille porte au centre les armes du monastère et le mot PAX de la congrégation de Saint VANNE et Saint HYDULPHE. Les deux portes sont ornées de médaillons aux armes de cette même congrégation. Les feuillages de la grille, trop fragiles, ont subi plusieurs réparations. La même grille ornait jadis la tribune de l'orgue.La grille du choeur, qui se trouvait à l'origine du transept, fut démontée en 1965 lors de la réfaction de l'église par les Beaux-Arts.
Les Deux Crédences ou Consoles.
Les deux crédences d'époque LOUIS XIV, en bois sculpté et dorées, placées de chaque côté du choeur, sont appuyées contre les pilastres du choeur ; le dessus est en marbre. Elles sont du XVII° siècle.

Elles supportent deux châsses similaires d'époque Louis XV, contenant l'une, du côté épitre, les reliques des Saints JEAN et BENIGNE de Saint SPINULE et Saint GEMUS ; l'autre, côté évangile, les reliques des Saints BONIFACE rt MAXIMIN.

Les Quatre Trophées-Appliques (Classés en 1965).
En bois sculpté et doré, du XVIII° siècle, ils proviennent de l'ancien monastère. Ils sont suspendus aux pilastres et représentent au millieu de feuillages et de fleurs : mitre, crosse, croix, bénitier, calice, ostensoirs, missel, encensoirs.
Premier Tableau : La Cène (encore appellé "le Cadre").
Tableau suspendu au fond du choeur derrière le Maître-Autel, attribué à DUMONT le Lorrain. La toile est du XVIII° siècle sans doute vers 1740.

Le cadre en bois sculpté et doré, d'époque Lois XV, est classé par les beaux-arts monument historique le 12 février 1960. Au centre du fronton très important, on voit les armoiries des bénédictins ou plus axactement de la Congrégation de Saint Vanne et Saint Hydulphe avec le mot PAX accompagné en chef de trois larmes et en pointe d'un coeur ardent, le tout entourré d'une couronne d'épines.

En 1918 le cadre du tableau devait être démonté et partir avec les objets sacrés de l'abbatiale, mais il était trop lourd et d'un maniement trop délicat et en définitive le cadre est résté en place.

Seconde Tableau : Le Baptème de Sainte Odile.
Toile du XVIII° siècle peint par un artiste inconnu, classé monument historique en 1907, elle fut restaurée par les beaux-arts début 1961.

Ce tableau se trouve sur la gauche, au-dessus de l'autel dédié à Saint Hydulphe.

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